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L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) est une maladie insidieuse dont la prévalence est grandissante alors que ses symptômes sont souvent peu visibles (voire absents). Elle peut néanmoins être diagnostiquée rapidement et facilement grâce à des appareils de diagnostic modernes. L’obstacle principal au dépistage généralisé est l’utilisation sporadique de ces fameux appareils, et la lenteur de leur adoption par les établissements de santé.

Le fait de caractériser l’AOMI (artériopathie oblitérante des membres inférieurs) en tant que maladie présentant peu de symptômes, voire asymptomatique dans la plupart des cas est relativement approprié, dans la mesure où seulement 10 % des patients présentent des symptômes classiques (à savoir la claudication intermittente), tandis que 40 % des personnes atteintes se révèlent entièrement asymptomatiques. Les 50 % des individus restants peuvent quant à eux présenter des symptômes (douleurs atypiques à la jambe) attribuables à d’autres pathologies, et défiant un diagnostic adapté et opportun.

Même au sein des pays développés, cette réalité va de pair avec le manque de sensibilisation du grand public, et dans certains cas les méconnaissances l de certains médecins concernant le diagnostic de l’AOMI. Ces 2 facteurs, combinés au manque ou à l’utilisation sporadique d’outils de diagnostic modernes, contribuent à l’épidémie silencieuse croissante qu’est l’AOMI (en complément d’une plus grande prévalence des facteurs de risque).

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Il existe plusieurs méthodes de diagnostic de l’AOMI, mais certaines d’entre-elles sont plus appropriées que dans le contexte de la médecine de ville (à savoir l’angiographie, qui s’avère la méthode la plus précise et la plus fiable, mais présente souvent un coût prohibitif et un caractère inadapté pour le dépistage préventif). L’évaluation réalisée sur la base de l’indice de pression systolique (IPS) constitue une méthode bien plus adaptée. Elle  peut être réalisée de 2 manières similaires, bien que très distinctes.

L’examen physique représente également une autre alternative, associé à un questionnaire exhaustif (évaluation des facteurs de risque et des symptômes possibles), mais son efficacité et sa fiabilité dépendent en grande partie des compétences et de l’(in)expérience du praticien. Cependant, même les praticiens les plus compétents ne rivalisent pas avec l’immense majorité des méthodes de diagnostic modernes.

L’IPS combine quant à lui tous les avantages des méthodes évoquées précédemment, dans la mesure où il ne nécessite aucun équipement onéreux (par rapport à l’angiographie), et peut être réalisé par d’autres professionnels de santé en plus des médecins vasculaires et. Jusqu’à très récemment, la plupart des mesures de l’IPS étaient réalisées via une sonde Doppler et un sphygmomanomètre : cette méthode, bien que précise et fiable, peut également produire des faux positifs si le praticien ne possède pas suffisamment d’expérience pratique. De plus, la procédure d’évaluation complète peut prendre jusqu’à 30 minutes.

Les appareils de diagnostic qui fonctionnent sous le principe oscillométrique-pléthysmographique constituent une bien meilleure alternative. Ils sont totalement automatiques (éliminant ainsi les risques d’erreurs de l’utilisateur) et se prêtent particulièrement bien au dépistage préventif d’un grand nombre de patients (dans un contexte de médecine générale), via la mesure  de l’IPS en 1 minute [8]. Ces systèmes peuvent cependant toujours être améliorés, et une toute nouvelle classe d’appareils de diagnostic se démocratise lentement mais sûrement, capable de répondre au plus grand défi de la médecine préventive moderne, à savoir une communication efficace entre les professionnels de santé.

L’importance d’un second  avis

Les appareils de diagnostic modernes permettent aux médecins d’évaluer de manière précise l’état de l’AOMI du patient sur la base d’une mesure de l’IPS et les aident à déterminer la sévérité de la maladie. Cependant, l’intérêt de cette mesure peut s’avérer limité dans les cas problématiques ou spéciaux. Par exemple lorsque que l’ IPS d’un patient a été mesuré  juste au-dessus de la valeur seuil pour de l’AOMI (généralement à 0,91) et le praticien hésite entre envoyer le patient consulter un spécialiste, réaliser des tests de diagnostic supplémentaires, ou le classer dans la catégorie sans risque (la pire option). Dans ce cas la mesure d’ IPS n’est qu’une simple note de bas de page dans le dossier médical du patient. Si le praticien n’est pas le médecin traitant du patient, qui devrait au minimum disposer de connaissances de base sur les antécédents médicaux de son patient, il peut omettre des facteurs (de risque) qui modifieraient la classification initiale.

Les facteurs de risque de l’AOMI sont nombreux et incluent le tabagisme, le diabète, l’âge, le poids, l’hyperlipidémie, l’hypertension, un précédent diagnostic de maladie coronarienne (MC) et/ou d’infarctus du myocarde (IDM) et de problèmes cérébro-vasculaires, l’insuffisance rénale chronique (IRC), les antécédents familiaux de la maladie et même le diagnostic de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Certains de ces facteurs sautent aux yeux du praticien, comme l’âge et le poids, tandis que la vaste majorité des autres sont loin d’être évidents. Si seulement les praticiens pouvaient disposer des dossiers médicaux des patients à portée de main.

mTABLET permet justement cela, et bien davantage. Il s’agit d’un appareil de diagnostic portatif entièrement personnalisable qui propose, entre autres fonctionnalités, un système de gestion intégré des dossiers patient informatisés (DPI) appelé mRECORDS, compatible avec de nombreuses applications disponibles sur le mSTORE.

La MESI mTABLET permet de réaliser rapidement et facilement de nombreuses procédures diagnostiques (en complément des modules de diagnostic sans fil adaptés), notamment la mesure de l’IPS, et l’enregistrement automatique des résultats dans le DPI du patient.

Le praticien dispose ainsi de tout ce dont il a besoin pour prendre une décision, y compris le partage des résultats avec d’autres professionnels de santé (notamment ceux qui n’utilisent pas la mTABLET, mais ont accès à un PC, à un téléphone portable ou à une tablette).

Le patient peut également présenter un IPS relativement faible, indiquant une AOMI avancée, susceptible de progresser vers un ulcère artériel (plaies ischémiques), puis (en l’absence d’un traitement efficace), vers une ischémie critique des membres (ICM). Une fois l’examen terminé, le praticien peut instantanément transférer les résultats à un spécialiste pour obtenir un deuxième avis. Un IPS très faible associé à de potentielles comorbidités, telles que la MC ou le diabète (si cela est noté dans le DMI du patient), appellera généralement des tests de diagnostic supplémentaires, voire le début du traitement. L’IPS peut également se trouver à l’extrémité opposée du spectre, à savoir un score anormalement élevé. Un rapide coup d’œil au DPI du patient révélera probablement un précédent diagnostic de diabète et la présence potentielle d’artères incompressibles (forte prévalence chez les diabétiques et produisant des IPS inutilisables à des fins diagnostiques) ; il sera alors nécessaire d’utiliser l’Indice de pression systolique à l’orteil (IPSO)  (en combinant la mTABLET avec le module de diagnostic TBI).

Il existe une autre situation courante qui permet de tirer pleinement parti du partage de l’IPS et d’autres données dans un contexte de soin des plaies. Le praticien peut transférer les résultats IPS à un spécialiste en plaies et cicatrisation qui comprendra instantanément la nature des plaies du patient. Il peut également partager le DPI du patient avec un médecin vasculaire au cas où l’IPS indique la présence de plaies d’étiologie mixte, et s’il souhaite un deuxième avis dans la mesure où les ulcères artériels et veineux nécessitent des traitements très différents.

Les outils de diagnostic modernes pour l’évaluation de l’IPS intégrés aux dossiers patients informatisés offrent une polyvalence inégalée en facilitant la collaboration entre les professionnels de santé ; à travers le partage d’informations, et en contribuant à des traitements plus rapides et plus efficaces, les résultats des patients s’en trouvent améliorés.


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