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Depuis l’avenant 7 à la convention médicale signé en juin 2019, un nouveau métier est né : l’assistant médical.

L’assistant médical, une solution pour dégager du temps

Ce dernier a pour but de décharger le médecin généraliste ou spécialiste en réalisant pour lui un certain nombre de tâches administratives ainsi que certains actes médicaux simples. Le médecin peut ainsi se dégager du temps pour se consacrer plus pleinement à ses patients. Cela permet un meilleur accès aux soins ainsi qu’une plus grande disponibilité d’écoute pour le patient. Les praticiens qui engagent un assistant médical, peuvent bénéficier d’une subvention de la sécurité sociale s’ils s’engagent à augmenter leur patientèle.

En quoi consiste le travail de l’assistant médical ? Il peut réaliser les missions administratives telles que l’accueil des patients, la gestion du dossier patient et l’encaissement. Son rôle peut s’étendre à des fonctions de coordination entre les différents acteurs nécessaires à la prise en charge d’un patient. Cependant, l’assistant médical n’a pas pour but de remplacer la secrétaire médicale. En effet, l’assistant médical peut aussi aider directement le praticien avec, par exemple, une aide au déshabillage/rhabillage, la prise de constantes et la réalisation de certains actes techniques.

Au bout de 2 ans du dispositif, environ 1800 contrats d’assistants médicaux ont été créés. C’est relativement peu au vu du nombre de praticiens qui pourraient en bénéficier. Certes, la crise sanitaire est passée par là, mais il y a aussi une barrière, disons, culturelle. Déléguer certains actes ne coule pas forcement de source pour les praticiens qui ont été formés et ont pris l’habitude de mener seuls leur consultation avec le patient.

Pourtant un certain nombre d’actes techniques peuvent être facilement délégués à un assistant médical avec une petite formation. Par exemple, la mesure de l’ECG. L’assistant peut se charger de faire déshabiller et allonger le patient, puis poser les électrodes et réaliser la mesure. Le médecin se concentre sur son interrogatoire clinique, l’interprétation des résultats et sur sa décision quant à la prise en charge du patient.

L’emploi d’assistant médical n’est pas réservé aux seuls généralistes. D’autres spécialistes, tels que les cardiologues et les médecins vasculaires peuvent également bénéficier de l’aide d’un assistant.

Lors du congrès de la Société Française de Médecine Vasculaire (SFMV), à Cannes, les 16-18 Septembre, Dr Eric Jouen, médecin vasculaire à Auray, a présenté un poster sur son retour d’expérience sur l’emploi d’une assistante médicale dans sa pratique. Il lui a confié la mesure des indices de pression systolique (IPS) pour le dépistage et le suivi de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI).

Après une petite formation, l’assistante est désormais responsable de la pose des brassards et de la prise automatique des IPS grâce à l’appareil MESI. Dr Jouen reconnait que cette aide spécifique à la prise de mesures, ajoutée aux fonctions d’accueil des patients, de création des feuilles de soins et d’encaissement, lui a permis d’augmenter son activité de 50%.

Le système MESI mTABLET est totalement adapté à la délégation d’actes médicaux. Son interface ergonomique et son design ont été pensés pour permettre la prise de mesure de diagnostic avec un minimum d’expertise. La prise d’ECG de repos, la mesure des IPS, des pressions artérielles, la spirométrie sont d’autant d’actes techniques que l’assistant médical peut réaliser pour le praticien. De plus, la synchronisation instantanée et les fonctions de partage du système MESI mTABLET permettent une organisation optimale entre l’assistant médical et le médecin.

Le système MESI mTABLET est totalement adapté à la délégation d’actes médicaux.

Avec des outils adaptés, les médecins peuvent former puis déléguer à leur assistant médical certains actes techniques. Ils peuvent ainsi consacrer plus de temps à leurs patients.